Aménagement intérieur

Soubassement : le meilleur moyen de cacher l’évier de cuisine

Soubassement : le meilleur moyen de cacher l’évier de cuisine

Les cuisines ouvertes sont devenues la norme dans les intérieurs modernes. Elles offrent convivialité et espace. Mais elles posent un problème récurrent : la vue directe sur l’évier, les éponges humides et la vaisselle en attente depuis le canapé du salon. Comment concilier ouverture et esthétique ? La réponse tient en un mot : le soubassement.

Le dilemme de l’îlot central

L’îlot central ou le retour de bar est souvent la pièce maîtresse de la cuisine ouverte. On y place l’évier pour cuisiner face aux invités. C’est ergonomique, mais visuellement risqué. Personne n’a envie de voir une bouteille de liquide vaisselle jaune fluo trôner au milieu d’un salon design. C’est ici qu’intervient le concept du soubassement surélevé, aussi appelé « muret technique » ou « dosseret de bar ».

Tput sur le soubassement cache-évier 

Il s’agit de créer une différence de niveau entre le plan de travail de la cuisine (généralement à 90 cm du sol) et la partie visible depuis la salle à manger ou le salon. En montant une petite cloison ou un meuble dosseret d’une hauteur finie comprise entre 110 et 120 cm, vous créez un écran visuel parfait.

Ses avantages esthétiques

Le premier avantage est évidemment le camouflage. Une hauteur de 110 cm suffit à cacher le robinet (sauf s’il s’agit d’un grand col de cygne professionnel) et surtout tout ce qui traîne dans et autour de l’évier.
Depuis le salon, le regard bute sur ce soubassement qui peut être traité comme un élément de décoration à part entière. C’est l’occasion de jouer avec les matériaux :

  • Contraste : un plan de travail cuisine blanc, mais un soubassement habillé de tasseaux de bois verticaux côté salon pour réchauffer l’ambiance.
  • Continuité : peindre le soubassement de la même couleur que les murs du salon pour fondre la cuisine dans le décor.
  • Matériaux nobles : habiller le dos du muret avec du marbre, du terrazzo ou du béton ciré.

Ses avantages techniques

Au-delà de l’esthétique, le soubassement est un allié technique redoutable pour l’installation de la cuisine.

  • Passage des réseaux : 

Si vous installez un évier sur un îlot, il faut amener l’eau et l’évacuer. Le soubassement, s’il est réalisé en ossature métallique et placo (ou en menuiserie épaisse), offre un vide technique précieux pour faire passer la tuyauterie et l’électricité sans avoir à saigner la dalle au sol de manière trop importante.

  • Prises électriques

Le code de la construction impose des distances de sécurité entre l’eau et l’électricité. Le muret de soubassement permet d’installer des prises électriques côté cuisine, surélevées par rapport à l’évier, parfaites pour brancher un mixeur plongeant sans risque d’éclaboussures directes.

  • Protection contre les éclaboussures

Sans ce muret, l’eau de vaisselle finit souvent par terre côté salon ou sur le dos des invités assis au bar. Le soubassement agit comme un dosseret (crédence) qui retient l’eau.

Optimiser l’espace : le bar comptoir

Le dessus de ce soubassement ne doit pas être perdu. En y fixant une tablette (en bois, granit ou stratifié) d’une profondeur de 30 à 40 cm, vous créez un véritable espace bar.
À une hauteur de 110 cm, c’est la dimension idéale pour accouder des tabourets de bar hauts. Cela permet aux invités de prendre l’apéritif ou le petit-déjeuner tout en discutant avec le cuisinier, mais sans voir le désordre de la préparation. C’est la zone tampon idéale : conviviale mais séparatrice.

Le soubassement est bien plus qu’une simple cloisonnette : c’est un outil d’architecte d’intérieur. Il structure l’espace, définit les zones sans fermer les volumes, et résout élégamment le problème du « bazar » visible. Si vous rénovez votre cuisine et prévoyez l’évier sur un îlot ou un retour, ne faites pas l’impasse sur cette surélévation. C’est le détail qui fera passer votre cuisine du statut de « pratique » à « haut de gamme ».